La courée

Publié le par Luciole

La courée




Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Constance, jeune orpheline ouvrière dans une usine de textile, tisse de tendres liens avec Frédéric que le destin va dénouer. Le lecteur pénètre dans ce Nord de la fin du siècle, sans joie, en pleine crise. Une grisaille que l'amour éclaire et réchauffe. Un roman bouleversant, plein d'humanité et de tendresse.

Dans le parler du Nord, la courée est, au milieu des maisons ouvrières, le coeur battant de la vie sociale. Les parents y bavardent, les enfants y jouent. C'est dans une courée que, dans la seconde moitié du XIXe siècle, la petite Constance - la narratrice - rencontre Frédéric et tisse avec lui de tendres liens que le destin va dénouer. Orpheline très tôt, Constance va, à quatorze ans, entrer en usine. C'est la filature, ses contraintes, ses servitudes, l'univers rude du monde du travail. Pour y échapper, elle épouse Bart, ouvrier comme elle. Est-ce le bonheur ? Charlotte, sa fille aînée, reprend le récit commencé par sa mère. Avec elle, le lecteur pénètre dans ce Nord de la fin du siècle, sans joie, en pleine crise, en pleine grisaille. Une grisaille que l'amour éclaire, que l'espoir réchauffe.

La courée, tome 2 : Louise



Louise, fille adoptive de Charlotte et petite-fille de Constance, les héroïnes du premier tome, commence le récit de sa vie en 1900. Un beau roman sensible où, comme dans toute l'œuvre de Marie-Paul Armand, se mêlent les larmes, l'amour, la vie.

Toujours fidèle à sa région du Nord, Marie-Paul Armand a entrepris d'écrire une trilogie, La Courée, dont voici le deuxième volet. Louise, fille adoptive de Charlotte et petite-fille de Constance, les héroïnes du premier tome de La Courée, commence le récit de sa vie en 1900. Elle a six ans et vit avec ses parents et son frère dans une maison de garde-barrière. A l'aube du XXe siècle, les conditions de vie des ouvriers sont toujours aussi précaires, mais c'est aussi une période d'insouciance, de foi en l'avenir et dans le progrès. Mariée, Louise part vivre près de Tourcoing. C'est alors qu'éclate la guerre de 1914 avec son cortège de drames : la mort de son mari, l'occupation allemande, très dure. Après l'armistice, le Nord doit panser ses plaies, reconstruire. Meurtrie, Louise doit elle aussi courageusement réapprendre à vivre et à trouver le bonheur.

La courée, tome 3 : Benoît



Marie-Paul Armand nous livre le troisième et dernier tome de sa grande saga. Elle restitue de façon magistrale, à travers la vie quotidienne de personnages devenus familiers au lecteur, l'évolution de la région du Nord. Benoît, le fils de Louise, va réaliser son rêve : conduire ce monstre d'acier, la légendaire Pacific 231. Avec lui, nous assistons aux journées chaudes de 1936, aux moments d'angoisse de Munich et de la " drôle de guerre ". Voici la débâcle, l'occupation nazie dans le Nord devenu zone interdite, les années noires... Louise, son mari et son fils participent activement à la Résistance, établissent des filières d'évasion pour les réfractaires et les aviateurs alliés. Un drame conjugal va assombrir les jours glorieux de la Libération : l'infidélité de la femme de Benoît amène la honte sur la famille. Avec l'après-guerre revient le temps de la sérénité. Louise aura la joie de voir naître ses petits-enfants et Benoît transmettra à son fils, Mathieu, le flambeau de la lignée des cheminots. Avec l'arrivée de l'électrification, c'est une époque qui s'achève.

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