Nous vous souhaitons à tous et à toutes de Joyeuses Fêtes de fin d'année
Nous vous souhaitons à tous et à toutes de Joyeuses Fêtes de fin d'année
Lorsqu'on se remémore ce qui a pu se passer ou ce qu'on a vu pendant un séjour à l'île Maurice, le premier mot qui vient à l'esprit, c'est le mot mélange. Mélange des populations, mélange des langues, mélange des religions, mélange des couleurs, mélange des odeurs, cette petite île est riche de tous les peuples venus d'Europe, d'Afrique et d'Asie. Cette île sort peu à peu de la monoculture de la canne à sucre pour s'ouvrir vers l'avenir avec, ça paraît malheureusement inévitable le défaut d'une ouverture brutale au tourisme qui, comme partout, apporte sa prospérité mais aussi ses nuisances lorsqu'il est peu maitrisé au départ. Maurice c'est 350 km de plages, mais c'est également un pays derrière la plage.
Dans les années 1970, Maurice a misé sur le textile pour ne plus dépendre uniquement de la canne à sucre. Aujourd'hui, c'est le tourisme qui constitue sa principale ressource (1,1 milliard d'euros par an, contre environ 800 millions pour le sucre et le textile.
Maurice est également l'eldorado des centres d'appels. Ceux-ci sont devenus l'une des nouvelles activités de l'île. Les entrepreneurs français vantent le bilinguisme (anglais français) et la qualification des jeunes Mauriciens, mais aussi leur capacité à rester aimables malgré les engueulades des clients. Pour 300 euros mensuels (sans les primes) et 45 heures hebdomadaires de travail, ils sont présents au téléphone de 13 heures à 23 heures à cause du décalage horaire. Avec 11000 emplois, l'externalisation des services (clientèle, ressources humaines, assistance informatique) est le secteur qui progresse le plus vite à Maurice.
Nous avons passé deux semaines dans cet endroit dont il faut bien dire qu'avec certains de ses paysages, il
donne une idée de ce que doit être le paradis. Durant ce séjour hivernal (chez eux), la température a oscillé entre 22 et 28 degrés, le vent est parfois venu caresser l'océan et lui donner un peu
de vie et quelques gouttes d'eau ont deux ou trois fois humecté la peau.
Nous étions basés à Flic en Flac, mais nous avons sillonné la moitié ouest de l'île du nord (Cap Malheureux) au sud (Chamarel) en passant par le plateau central (Curepipe) et en visitant aussi
bien les villes : Curepipe, Port-Louis, Quatre Bornes, Grande Baie, que les
grandes plages de la partie ouest et en nous extasiant devant les merveilles que sont le jardin de
Pamplemousses, l'ile aux Cerfs (notre seule incursion à l'est), les gorges de la Rivière Noire, le lac du dieu Shiva, les terres colorées de
Chamarel, les marchés aux épices de Port-Louis et de Quatre Bornes ainsi que le marché aux textiles de Quatre Bornes. Les trajets ont généralement été effectués en bus ou en taxi lorsque les
destinations étaient plus éloignées des lignes traditionnelles. La gentillesse et la générosité des Mauriciens est étonnante lorsqu'on vient d'Europe et cela augmente encore le plaisir de visiter
ce pays.
Il nous a manqué encore une bonne semaine pour faire connaissance avec la partie est de l'île.
Et maintenant, pour raviver les souvenirs de certains et faire un peu saliver les autres, place aux photos.
Un pot-pourri de terres et de verdure traversés pendant notre séjour.
Les arbres de la plage sont des filaos; leur nom exact est casuarina, filao étant le nom portugais.On le trouve le long de toutes les plages où il sert à fixer le sable et à ombrager le pique-nique familial et dominical des Mauriciens.







dans la propriété d'un nostalgique

C'est l'un des charmes tenaces de Maurice. Cette île minuscule a accueilli toutes les couleurs de la Terre. Sur les marchés de Port-Louis ou de Quatre Bornes, ou dans les rues des villes, le voyage commence par cette mosaïque de visages et de peaux ou par la cuisine qui mélange rougail créole, curry indien et nouilles chinoises. Cependant, si l'on se renseigne un peu, cette image idyllique a des nuances. Au quotidien, les diverses communautés vivent dans une coexistence très policée. Le temps a métissé les traits, mais les mariages mixtes demeurent plus rares qu'à la Réunion et les particularismes ethniques, culturels ou religieux ont la vie dure.
Trou aux Biches, Blue Bay, Flic en Flac, la renommée des plages qui longent la côte mauricienne n'est plus à
faire. Depuis les années 1970, l'économie du pays est devenue étroitement dépendante du tourisme. Les grands complexes hôteliers ont fleuri un peu partout, vivant souvent en vase clos, à bonne
distance des villages. Le gouvernement mauricien rêve d'atteindre les deux millions de visiteurs dans une dizaine d'années. Ce ne sera pas sans conséquence sur la qualité de l'eau et la survie de
la barrière de corail.
A Flic en Flac, ou nous logions (location d'appartement, ce qui ne nous a pas coupé de la vie locale), nous allions tous les deux jours à la plage et je commençais toujours cette journée par un
"safari plage"de près de deux heures, une balade plante des pieds dans l'océan Indien, nez au vent et appareil photo prêt à emmagasiner.
La barrière de corail, située à quelques dizaines de mètres de la plage, est la première à subir les assauts de l'océan. Le spectacle est magnifique, mais désastreux pour le corail et pour la faune qui s'y abrite. Sur la plage, on voit souvent des débris ramenés par les vagues finissantes. Autre conséquence, le poisson pierre, un des plus venimeux à cause de ses nageoires aux épines empoisonnées se rapproche dangereusement de la côte.
Essentiellement Port-Louis, Quatre Bornes, Flic en Flac et quelques villages traversés lors de nos vagabondages
et excursions.
un bien bel échafaudage qui justifierait presque la pancarte ci-dessous
Des odeurs, de la couleur, de la vie, du beau, du moins beau, de l'étrange, de l'inconnu, des petites arnaques,
de bonnes affaires, ça fourmille, ça discute, on s'en met plein les yeux et plein les narines.
Ci-dessous des extraits de celui de Port-Louis et des deux de Quatre Bornes: épices et textiles. Si vous distinguez des prix, pour obtenir la
valeur en euros, vous divisez le chiffre indiqué en roupies par 40.
Au marché, comme dans la rue, comme sur les plages, comme au bord des routes, vous pouvez manger pour 2, 4 ou 5 euros. Pour que vous rendiez mieux compte, je suis monté sur une balustrade.
Le marché au poisson est séparé de la partie "légumes" et se trouve dans une pièce à part
mais vous pouvez aussi acheter poissons ou camarons sur la plage où les pêcheurs viennent proposer leur pêche
du jour aux baigneurs
Mais revenons au marché, la viande, elle aussi occupe un endroit à part, les vendeurs sont rares, et ont peu à offrir
et voilà, un joli bouquet de gerbera pour faire la transition...
... et passer ainsi à Quatre Bornes où tous les jeudis et les dimanches a lieu le marché aux textiles avec ses
CalvEn Klein et ses tee-shirt Armani à 100 roupies (2€50)





C'est le 20 Prairial de l'An II qu'a été institué le baptême républicain qui marque l'entrée de l'individu ,
non dans la communauté religieuse comme le fait le baptême religieux, mais dans la communauté nationale. Ce baptême civil tire ses origines de deux discours d'un agent national de la Commune de
Paris, prononcés à la Convention Nationale le premier dans la séance du 22 mai 1794 et le deuxième le 19 juillet 1794.
La loi du 20 septembre 1792 retirant aux prêtres la tenue des registres constituant l'état civil, les registres
paroissiaux devinrent alors registres communaux tenus par l'officier d'état civil.
Le parrainage civil a donc été prévu par la législation révolutionnaire. Ces lois révolutionnaires n'ayant
jamais fait l'objet d'abrogation, le baptême civil est bien une cérémonie officielle.
Le 4 septembre 2010, Noah est donc entré dans la communauté nationale
Le voici avec son père ...

... puis avec sa marraine, Leslie, et son parrain, Thomas

La cérémonie a été présidée par Didier Turba, le Maire adjoint de Moissy-Cramayel, chargé de la
culture
Elle a débuté par un petit mot de bienvenue, puis Didier a fait un bref historique du parrainage civil en
rappelant les valeurs de la république que certains tentent de maintenir en France : liberté, égalité, fraternité, les deux dernières étant régulièrement malmenées, auxquelles il a ajouté
la laïcité, une valeur qui m'apparait, à moi aussi, fondamentale et nécessaire à rappeler..
Les parents ont donné leur accord pour le parrainage et le parrain et la marraine ont déclaré vouloir remplir
leur devoir et assumer leurs responsabilités.
Après la signature des différents actes administratifs, L'adjoint au maire a solennellement donné la médaille de la ville aux parents du baptisé.
La famille présente est ensuite partie pour Champagne, chez Cyril, pour procéder à la partie festive de la cérémonie organisée par les parents sur le thème du double parrainage de la Bretagne et de Tahiti.

La table :


On pouvait noter la présence de deux stands, l'un tahitien et l'autre breton :


... d'une spécialité familiale, inhérente à toute fête chez nous maintenant, la fontaine :

celle-ci a été confectionnée par Nicolas et il y coulait un délicieux planteur sympathiquement
"arhumatisé",

et, un peu plus loin :

deux jambons, miellés à souhait, rôtissaient depuis neuf heures du matin.
Nous avons commencé par un passage au stand tahitien. Étaient proposés des produits, fruits, huiles essentielles, fleurs de tiare, colliers de fleurs (à chaque arrivée sur l'île, un collier de fleurs est offert), colliers de coquillages ( à chaque départ de l'île, un collier de coquillages est offert afin de garder le souvenir de son séjour). Puis on est passé à l'atelier "travail de la noix de coco"; Taïna et Thomas nous ont appris à ouvrir une noix de coco (avec le dos de la machette, et non le tranchant) à en prélever la pulpe, puis à presser celle-ci pour en soutirer le lait.
démonstration de la découpe par Cyril
pour le reste de l'opération, après que chacun ait fait sa tentative, c'est Taïna qui officie
Ce lait de coco a servi à finaliser la confection de l'entrée tahitienne du repas, une recette très courante là-bas à base de poisson cru, de citron vert, et de gingembre, un régal de fraîcheur et de saveur. La recette figure sur le tabouret ci-dessous, un tabouret muni d'un instrument servant à extraire la pulpe de la noix de coco.
ça se mange avec les doigts et c'est 'achement bon !
Les "roulés" apéritifs : confectionnés avec des galettes maison, de trois sortes : sardine/pesto, saint-moret/saumon et jambon/boursin
Le reste du repas était composé du jambon que vous avez vu plus haut, accompagné d'un gratin de patates douces, d'ananas caramélisé, le tout agrémenté d'une sauce chutney à l'ananas et à la vanille.
Le dessert était breton, un palet avec pommes caramélisées au beurre salé accompagné d'une glace à la vanille avec éclats d'amandes.
Si le poisson cru était l'oeuvre de Taïna, le reste du repas était une réalisation de
Laëtitia.
J'allais oublier la remise des cadeaux :


Puis vint l'heure (tardive) du repas
Et maintenant, une visite au stand breton avec ses dégustations parmi les quelles différents gâteaux et confiseries, le cidre, un pastis breton et bien évidemment le chouchen dont l'abus s'avère assez dangereux étant donné ses méthodes de fabrication qui incluent le miel dont l'extraction rapide fait que l'on incorpore à la base non seulement le miel, mais également un certain nombre d'abeilles qui ont eu le malheur d'être là où il ne fallait pas.
Une belle démonstration du jeu du palet :
Tentative d'assimilation
Puis ensuite et jusqu'à la tombée de la nuit, montage des tentes, jeux, danses et chorégraphies diverses, préparation du feu de camp, confection du repas du soir (breton), etc.

l'achèvement brutal de l'agonie d'une chaise longue blessée par Babeth
Et le soir, 2 tables : la première avec un stock de galettes (fabrication Lucile & Babeth), différentes sauces et moutardes et des saucisses grillées au barbecue et la seconde recouvertes de crêpes (fabrication Babeth, dont une variété sans œuf) et de confitures diverses avec un délicieux pot de caramel au beurre salé à tartiner
et enfin, plus tard dans la nuit, sous l'œil vigilant de Bertille
le dessin ci-dessus a été réalisé par Thomas, le parrain

Depuis ces dernières années, les vastes étendues boisées formant les grandes forêts de l’Ouest d’Amérique du
Nord, s’allongeant depuis le Mexique jusqu’en Alaska, meurent les unes après les autres à une vitesse dramatique. En 30 ans, le taux de mortalité des arbres de ces forêts aurait doublé. Tous les
arbres, de toute taille, de toute variété et situés à toutes les altitudes seraient concernés. Les montagnes Rocheuses, par exemple, auraient perdu près de 180.000km² de forêts depuis 2000.
Selon les scientifiques, le réchauffement climatique provoquerait de grands bouleversements dans ces forêts qui subissent la hausse des températures, le stress hydrique, l’allongement des vagues
de sécheresses, ainsi que la multiplication des incendies. Mais la principale cause, découlant du réchauffement climatique, expliquant cette mortalité serait la pullulation des insectes.
Ces insectes ont toujours été présents dans ces forêts. Auparavant, sur une période de deux semaines seulement, ces derniers s’attaquaient aux arbres matures situés en faible altitude, en y
creusant des trous pour y pondre leurs oeufs. Or aujourd’hui avec le réchauffement régional, ces insectes sont présents en continu durant près de 6 mois, n’hésitant plus à s’attaquer aux arbres
immatures et à ceux situés dans les altitudes élevées, où il fait dorénavant moins froid.
Bien que les forêts de l’Ouest du continent nord américain soient les plus durement touchées par cette hécatombe, les autres forêts tempérées n’en sont pas moins épargnées. Les forêts
européennes, australiennes ou encore russes auraient elles aussi perdu des surfaces non négligeables, principalement du fait de l’augmentation des températures conjuguée à l’allongement de la
saison de la sécheresse.
Source / En savoir plus :
L’article sur le site de Good Planet (daté du 15.03.2010)


À la fin de l’année 2009, la capacité mondiale de production d’énergie éolienne s’est élevée à 159.213 MW, chiffre qui selon les prévisions, devrait dépasser la barre des 200.000 MW en 2010 du
fait de l’engouement mondial et constant pour le développement de l’éolien.
D’après le dernier classement 2009 des pays producteurs d’énergie éolienne, les 10 premiers producteurs mondiaux sont : 1. les États-Unis (35.159 MW), 2. la Chine (26.010 MW), 3. l’Allemagne
(25.777 MW), 4. l’Espagne (19.149 MW), 5. l’Inde (10.926 MW), 6. l’Italie (4.850 MW), 7. la France (4.492 MW), 8. le Royaume-Uni (4.051 MW), 9. le Portugal (3.535 MW), 10. le Danemark (3.465
MW).
Les États-Unis sont donc actuellement les leaders mondiaux en termes de production d’énergie éolienne, représentant 25,9% des capacités mondiales. Le pays est passé d’une capacité de 1.673 MW à
la fin de l’année 1997 à une capacité de 35.159 MW à la fin 2009, dont une augmentation de près de 10.000 MW entre 2008 et 2009. Cette hausse constante de la production américaine d’énergie
éolienne s’explique par un nouvel engouement pour l’éolien outre-Atlantique. Les raisons de cet engouement sont, entre autre, la hausse générale du pétrole dans le pays, mais aussi la prise de
conscience environnementale grandissante des Américains et l’implication politique volontariste de certains états (Iowa, Californie, Texas, Minnesota, Colorado, Dakota du Sud), les deux
principaux états producteurs d’énergie éolienne étant le Texas et la Californie.
Les États-Unis sont, néanmoins, suivis de près par la Chine, le pays représentant 1/3 des capacités mondiales. La Chine a réussi en peu de temps à se hisser au 2e rang des grands pays producteurs
d’énergie éolienne, en passant d’une production de 146 MW fin 1997 à 26.010 MW fin 2009. En la seule année 2009, avec l’installation de 13.800 MW, la Chine est devenue le plus gros marché pour
les éoliennes neuves.
Sources / En savoir plus :
L’article sur le site des Echos (daté du
07.05.2010)
L’article sur le site de Notre Planète (daté du
06.04.2010)

Le Royaume-Uni va créer la plus grande réserve marine mondiale
Au début du mois d’avril, le Royaume-Uni a créé la plus vaste réserve naturelle marine du monde, s’étendant sur une superficie de 545.000km² autour de l’archipel
des Chagos, situé en plein coeur de l’océan Indien. Cette nouvelle zone marine protégée exclurait ainsi la pêche commerciale et toute autre forme d’exploitation des ressources marines.
L’archipel des Chagos, regroupant 55 îles, constitue un grand réservoir de biodiversité, plus important encore que celui des îles Galapagos et de la Grande barrière de Corail selon certains
scientifiques. L’archipel servirait de refuge à de nombreuses espèces marines, dont les tortues de mer, 175.000 couples d’oiseaux marins, 220 espèces de coraux ou encore 1.000 espèces de poissons
dont le thon jaune… Près de 76 espèces figurant sur la Liste rouge de l’UICN vivraient dans les eaux chagossiennes.
Cette création, saluée par les écologistes, est néanmoins très controversée. Certaines voix dénoncent, en effet, des intérêts géopolitiques derrière les arguments écologiques affichés.
Depuis 1814, l’archipel des Chagos est une dépendance de la Grande-Bretagne qui décida entre 1965 et 1972, suite à un accord avec les États-Unis, d’expulser les quelques 2.000 habitants de l’île
afin de transformer la plus grande île des Chagos, Diego Garcia (27km²) en une base militaire américaine. Depuis ce temps, les Chagossiens, répartis aux Seychelles et à Maurice principalement,
militent pour obtenir l’autorisation de regagner leur pays natal et s’affichent contre ce projet de réserve. L’île Maurice, ancienne dépendance anglaise qui a toujours revendiqué sa souveraineté
sur l’archipel, voit elle aussi d’un mauvais œil la transformation des Chagos en sanctuaire marin protégé.
Sources / En savoir plus :
L’article sur le site de C Durable (daté du
13.04.2010)
L’article sur le site d’Actu-Environnement
(daté du 08.04.2010)
L’article sur le site de Témoignages (daté du 26.04.2010)


Dans un article conçu à partir de nombreuses études scientifiques paru en mars dernier, Terra Eco dressait un bilan des méfaits sociaux et environnementaux de la
cigarette, souvent méconnus contrairement à ses effets sur la santé humaine. En effet, l’industrie du tabac compte de « nouvelles victimes : les forêts, les sols, l’eau ou l’air ».
Sur le volet « forêt », Terra Eco cite notamment une récente étude menée par Helmut Geist, professeur à l’université d’Aberdeen en Ecosse, sur les impacts du tabac sur les écosystèmes.
L’industrie du tabac serait à l’origine de la perte de près de 200.000 hectares de forêts primaires par an dans les pays en voie de développement. L’Afrique serait particulièrement touchée, où
l’on remarque que « le rythme de la déforestation est dix fois plus important dans les régions tabacoles que sur l’ensemble du continent ».
Cette perte forestière liée à l’industrie du tabac s’explique par le fait que celle-ci est un grand besoin en bois pour l’étape du séchage du tabac, les « arbres étant coupés pour alimenter les
fours, ainsi que pour construire des séchoirs à l’air naturel ». Pas moins de 10 kilos de bois seraient nécessaires pour sécher 1 kilo de tabac! Si l’on prend en compte le papier utilisé pour
rouler les cigarettes, pour créer les paquets, puis les cartouches et enfin les cartons pour les transporter… la consommation en bois de l’industrie du tabac est effarante.
Sur les volets « social » (cultivateurs, dont beaucoup d’enfants, exploités et maintenus dans une situation de grande pauvreté…) et « environnemental » (pollution de l’air, des sols, de l’eau…),
Terra Eco dresse un bilan tout aussi effrayant.
Source / En savoir plus :
L’article sur le site de Terra Eco (daté du 28.03.2010)


Pour gagner des terres sur la mer ou assouvir la soif en béton des promoteurs immobiliers, le sable est aujourd’hui devenu un
matériau très convoité partout dans le monde et ce, malgré ses réserves limitées. De nombreux pays se voient ainsi victimes du pillage de leur sable, organisé par un trafic mondial illégal
grandissant. L’Europe même ne serait pas épargnée avec, en février dernier, l’Écosse qui s’est vue volée du sable sur les plages de la petite île de Tiree.
L’Indonésie n’échappe pas à ce trafic. Composé d’un peu plus de 17.500 îles dont seulement 11.000 seraient habitées, l’archipel indonésien voit certaines de ses îles pillées par les
contrebandiers du sable. Malgré la loi interdisant d’exporter du sable indonésien votée en 2007, près d’une vingtaine d’îles aurait disparu en Indonésie depuis 2004, et autant seraient dégradées
et menacées, à terme, de disparition. L’extraction de sable aurait, en effet, été si intensive sur certaines îles qu’elles se seraient vues disparaître par immersion.
L’archipel de Riau, les petits îles bordant les îles de Sumatra et de Bornéo, ou plus récemment l’archipel de Krakatoa classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1990, seraient les zones
particulièrement touchées en Indonésie. D’autres pays d’Asie du sud-est seraient aussi fortement touchés, notamment le Vietnam, le Cambodge et la Malaisie qui se situent, eux aussi, non loin de
voisins recherchant à gagner des terres sur la mer, tels, Singapour, Hong Kong et le littoral chinois.
L’extraction massive du sable provoque alors l’affaissement de certaines plages et par conséquence, la montée des eaux et l’érosion du littoral qui à terme, fait disparaître les îles et leurs
écosystèmes parfois uniques. Les rivages et les estuaires pillés se retrouvent ainsi fragilisés par l’érosion et proies aux tempêtes, aux tsunamis, à l’écroulement des maisons…
Sources / En savoir plus :
L’article sur les Infos de la
Planète (tiré du Monde, daté du 29.03.2010)
L’article sur Singapor Review Blog (tiré du Monde, daté du
29.03.2010)


Selon un rapport établit en 2006 par la FAO, l’élevage serait responsable de 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, un pourcentage plus important que la part des émissions liée aux
transports. Selon la FAO, l’élevage intensif pratiqué actuellement serait la source principale de dégradation des terres et des eaux, la planète comptant actuellement 1,7 milliard de têtes de
bétail (représentant 20% de la biomasse animale terrestre) occupant 1/4 des surfaces émergées et consommant 1/3 des plantes cultivées.
Sur ces 18% des émissions mondiales de GES liées à l’élevage, 4% serait attribué au secteur laitier, selon le dernier rapport 2010 de la FAO. Ce chiffre comprendrait à la fois les émissions liées
à la production, à la transformation, mais aussi celles liées aux transports des différents produits laitiers et à l’abattage des animaux appartenant à la filière laitière.
D’après le rapport, le méthane (produit lors de la digestion des ruminants) et le protoxyde d’azote (libéré par le sol) seraient les deux principaux gaz à effet de serre rejetés par l’élevage.
Une seule vache produirait par jour entre 100 à 500 litres de méthane pour 25 litres de lait. Le méthane serait le gaz le plus rejeté par le secteur laitier, représentant 52% de ses émissions de
GES.
Selon Samuel Jutzi, directeur de la Division de production et de santé animales à la FAO, « ce rapport est un outil fondamental pour comprendre et recenser les opportunités de réduction de
l’impact sur l’environnement du secteur laitier en continuant à offrir des aliments sûrs et nutritifs ».
Sources / En savoir plus :
L’article sur le site officiel de la FAO (daté du 20.04.2010, en français) et le rapport 2010 (en anglais)
L’article sur le site de Notre Planète (daté du 29.03.2010)
L’article sur le site officiel de la FAO (daté du 29.11.2006, en français) et le
rapport 2006 (en anglais)


Créé par de grands acteurs français de la filière biologique regroupés au sein de l’association Alternative Bio 2009, Bio Cohérence est le dernier né des labels
biologiques. Inauguré le 12 avril dernier, le label arrivera sur le marché dès 2011 aux côtés du label français AB et du petit épi vert du label européen.
Bio Cohérence se démarquera néanmoins de ces très nombreux labels. La nouvelle marque se veut « beaucoup plus exigeante en s’engageant, du producteur au consommateur, pour une agriculture
biologique porteuse de sens, cohérente et solidaire, car respectueuse des équilibres environnementaux, sociaux et économiques ».
Ce label se veut donc « plus bio que bio », en défendant des produits « 0% OGM et 100% Bio ». En effet, Bio Cohérence s’engage : 1. au refus catégorique des OGM en garantissant une tolérance zéro
des contaminations OGM (contrairement aux labels bio européen et français qui autorisent un seuil d’OGM allant jusqu’à 0,9%), 2. à l’obligation pour la ferme d’être 100% Bio, 3. à nourrir les
animaux avec des produits 100% Bio exclusivement, 4. à produire des aliments majoritairement dans la ferme afin que celle-ci puisse limiter son impact environnemental, tout en assurant
l’autonomie des producteurs face aux fournisseurs, 5. à proposer des produits transformés devant contenir 100% d’ingrédients bio (contre 95% pour les 2 autres labels).
Bio Cohérence appliquera ainsi les exigences du cahier des charges du label bio européen, tout en s’imposant une soixante de contraintes supplémentaires pour assurer que les produits qui portent
son logo, sont bien issus d’une « agriculture biologique cohérente ».
Sources / En savoir plus :
L’article sur le site de L’Express
(daté du 12.04.2010)
Le site officiel de l’association Alternative Bio 2009
| Janvier 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | 31 | |||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires